|
|
|

|
Cranford
Gaskell Elizabeth , Aubier-Montaigne Traductions seules , 1981.
|
|
Il s’agit sans doute de son livre le plus
populaire, publié en feuilleton en 1851 dans un des journaux de Charles
Dickens (Household Words). Cranford est un village
modelé sur un village du Cheshire que l’auteur connaissait bien pour y
avoir été élevée par sa tante. Ce court roman relate des épisodes de la vie
de Mary Smith, qui attend le retour de son frère longtemps perdu, et de
deux de ses amies vieilles filles.
Vantant sans
sentimentalité excessive les valeurs du mode de vie campagnard d’antan, ce
roman a beaucoup d’esprit et de charme. A la fin de sa vie,
Elizabeth Gaskell disait qu’il s’agissait du seul de ses romans qu’elle
relisait, en particulier quand elle était malade ou convalescente.
Traduit de l'anglais et annoté par Dominique Jean, introduction J.
Cattégno, D. Jean
|
|
|
|
|
|
|

|
Nord et Sud
Gaskell Elizabeth , Fayrad Littérature étrangère , 2005.
|
|
Comme l’indique son titre, ce roman social et
engagé, publié en feuilleton entre 1854 et 1855 dans Household Words,
met en lumière le contraste entre le Nord de l’Angleterre (neuf,
industriel, mais ouvrier et riche en conflits) et le Sud (traditionnel,
agricole et serein). L’héroïne, Margaret Hale, élevée dans le Sud rural, se
voit amenée à travailler dans le Nord industriel (Milton, nom fictif de
Manchester) où elle rencontrera John Thornton, directeur d’une filature. On
assiste à l’éveil de sa conscience, notamment de sa conscience sociale au
contact des ouvriers des filatures.
Les relations orageuses entre les deux héros ne sont pas sans rappeler
celles des protagonistes d’Orgueil et Préjugés de Jane Austen.
De nombreuses actions parallèles complètent cette passionnante fresque de
l’Angleterre du milieu du XIXème siècle.
Traduction, préface et notes par Françoise du
Sorbier
|
|
|
|
|
|
|

|
Charlotte Brontë
Gaskell Elizabeth , Le Rocher Biographie , 2004.
|
|
Cette biographie de Charlotte Brontë écrite et publiée deux
ans après sa mort (1857) est sans doute une des premières biographies d’une
romancière par une autre romancière. Elle a été écrite à la demande du père
et du mari de Charlotte Brontë. Ils souhaitaient surtout mettre fin aux
rumeurs qui mettaient en doute la réalité des trois soeurs Brontë (un seul
personnage ?), voire leur sexe même. Elizabeth Gaskell utilisa ses propres
souvenirs et la correspondance qu’elle avait eue avec Charlotte Brontë,
mais elle rencontra aussi les gens qui l’avaient connue. Le portrait
qu’elle dépeint est celle d’un auteur à la vie douloureuse, une sorte de
seconde Jane Eyre.
La réception de la biographie fut assez bruyante. Elizabeth Gaskell tut des
aspects « choquants » pour l’époque, comme l’amour de Charlotte Brontë pour
un homme marié ou d’autres détails touchant des personnes encore vivantes.
Certains points furent mis en doute par la famille Brontë elle-même. Suite
à de nombreuses plaintes, allant parfois jusqu’à des menaces d’action en
justice, la première version dut être révisée et complétée.
Traduit par Lew Crossford
Tous
les livres de Gaskell Elizabeth
|
|
|
|
|
|
|

|
Lady Ludlow
Gaskell Elizabeth , Ombres Domaine Anglais , 1999.
|
|
Publié en 1858, ce court roman décrit un peu à
la manière de Cranford l’attitude d’une grande aristocrate face aux changements
sociaux et politiques (la Révolution Française !) survenant à la fin du
XVIIIème siècle. A la fin, l’héroïne arrivera malgré tout à dépasser son
conservatisme initial et à accepter l’inévitable évolution.
Traduit de l'anglais par F. Darmont
|
|
|
|
|
|
|

|
La sorcière de Salem
Gaskell Elizabeth , Corti Collection Romantique , 1999.
|
|
Ce sombre roman publié en 1861 nous éloigne de
l’Angleterre du XVIIIème ou du XIXème siècle pour nous emmener comme son
héroïne orpheline, Lois, dans la Nouvelle-Angleterre de la fin du XVIIème siècle.
Le livre retrace des événements réels concernant la condamnation et
l'exécution de plusieurs femmes accusées de sorcellerie en 1692 dans le
Massachussetts. Elizabeth Gaskell condamne dans ce roman les excès du
puritanisme. Le thème, l’époque et le lieu du roman rappellent La lettre
écarlate de Nathaniel Hawthorne, publié quelques années
auparavant en 1850.
Edité et traduit de l'anglais par Roger Kann,
Bertrand Fillaudeau
|
|
|
|
|
|
|

|
Femmes et filles
Gaskell Elizabeth , L'Herne Romans , 2005.
|
|
Dans ce long roman, sous-titré « Une histoire
de tous les jours » et publié en feuilleton entre 1864 et 1866,
Elizabeth Gaskell revient à l’Angleterre rurale de son enfance des années
1830, qu’elle aimait décrire à ses débuts.
L’histoire tourne autour de Molly Gibson, une jeune femme, orpheline de
mère, vivant avec son père médecin ; le lecteur assiste à l’éveil et à la
formation d’une nature simple, sincère, passionnée, jamais insipide, et
très attachante. Le roman est bien intégré dans son époque, le héros scientifique et
naturaliste étant sans doute une sorte de préfiguration de Charles Darwin
qu’Elizabeth Gaskell connaissait. Il s’agit d’une oeuvre ambitieuse, par sa
taille d’abord (650 pages), mais surtout par l’ampleur de la vision de la
société rurale Victorienne qu’elle décrit, des notabilités locales aux
domestiques et aux paysans, en passant par les vieilles filles anglaises
réunies autour de leurs tasses de thé.
Ce livre préfigure ainsi un des plus grands chefs-d’oeuvre de la
littérature anglaise, Middlemarch de George Eliot, publié en
1871-1872. L’auteur est mort avant d’avoir complètement achevée cette
magnifique oeuvre, mais la fin heureuse en était décidée.
Traduit de l'anglais par Béatrice Vierne
|
|